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Interview VG: Ouvrons nos Horizons avec un Raton Rêveur…

Ce mois-ci, c’est à mon tour de vous emmener avec moi pour l’interview VG. Aujourd’hui, on parle avec Cléa de chez Raton Rêveur, qui explore le monde autour d’elle avec des yeux grand ouverts. Je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir son univers…

Hey Cléa ! Bienvenue dans le monde merveilleux du Menu VG ! On est ravies de t’avoir par ici ! Est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne connaissent pas ton travail ?

Holà, holà alors moi c’est Cléa, j’ai 21 ans et je suis étudiante en management numérique et freelance en webmarketing. J’adore cuisiner et en ce moment, je suis en voyage en Australie pour un échange universitaire. Je parle parcours écolo et développement perso en poésie dans mes stories sur Instagram et je rédige autour de la Slow Life et de l’Empouvoirement pour mon blog, Raton Rêveur.

La base, c’est la bouffe, on est d’accord ? Quels sont tes coups de cœur du moment ? Tes recettes qui font pleurer les mamans tellement c’est bon ?

Je ne sais souvent pas si je mange pour vivre ou si je vis pour manger ! A vrai dire, comme j’ai passé les derniers mois à vadrouiller à droite à gauche en Asie du sud est, je n’ai pas vraiment eu le temps de me poser dans une cuisine pour expérimenter de nouvelles recettes. Faire un vrai plat qui demande d’avoir beaucoup d’ingrédients sous la main a quelque chose de compliqué en voyage. En revanche, j’ai milles et une recettes de sandwich grab-and-go en tête ! Pesto basilic-kale et amandes grillées, chutney de patate douce au curry et ses graines de tournesol fumées, feta végétal au thym et baies séchées. J’aime bien les sandwich véganes, c’est toujours l’occasion de se réinventer en mixant de nouvelles saveurs sans pression ! Quand je pense au traditionnel fade jambon-beurre, je me sens incroyablement triste pour mes amis omnis.

Dis-moi, ces derniers temps, tu as voyagé dans des contrées, si loin de ta zone de comfort habituelle. Comment fais-tu pour rester végane dans ces moments de voyage ?

Alors. Je pourrais écrire des tartines sur la question, je vais essayer de faire court. Oui être végane et en voyage c’est possible ! Ca me semble vraiment très important de le dire car c’était une belle source de stress avant de partir. J’ajouterai même que ce n’est pas nécessairement plus difficile que d’être végane dans un vieille brasserie parisienne ou dans un village de province.

Grosso modo, je dirai que jusqu’à présent, je n’ai jamais eu trop de soucis à manger végane et que j’ai même été agréablement surprise de constater à quel point le mouvement est bel et bien présent un peu partout. Que ce soit dans la jungle en Indonésie, dans les rues de Mexico City, dans les banlieues de Kyoto ou ailleurs, les gens ont entendu parler du véganisme. Pas de soucis.

Il y a évidemment des endroits où ce n’est pas le cas. Je pense notamment au Mexique où dans certains recoins du Chiapas, le poulet n’est pas une viande par exemple et où il faut vraiment préciser trois fois avant de commander quoique ce soit. Ou à l’aéroport de Manille où il est impossible de trouver une chose végane – pas même un fruit ! – j’y ai fait une escale de 7h, c’est pour dire.

Mes deux bons conseils :

– Ne prenez pas la nourriture trop à coeur. Dites vous que le plus important est de manger quelque chose en rapport avec vos convictions. Ce n’est pas grave si cette chose est fade/ressemble à de la nourriture pour lapin. Si vous êtes comme moi et que manger est une grande passion – je n’en reviens pas d’écrire ça, pourtant c’est assez vrai-, vous aurez peut-être l’impression d’être frustré par moments. Ne le prenez pas à coeur. Vous êtes là pour explorer une nouvelle culture, de nouveaux lieux, la nourriture n’est qu’une infime partie du voyage. Et vous serez heureux de trouver des alternatives véganes sur votre route ! C’est dans mon deuxième voyage au Mexique que j’ai trouvé par hasard un restaurant qui proposait une version végétale du “mole”, un plat traditionnel à base d’épices, de poulet et de chocolat qui me faisait de l’oeil depuis des années. Tout est véganisable. Si vous ne trouvez pas de version végane d’une spécialité culinaire là tout de suite, vous la trouverez plus tard. Les véganes sont partout.

– Ne culpabilisez pas par rapport à vos hôtes. J’ai mis du temps à comprendre que dire que je ne voulais pas manger ceci ou cela était normal et ne faisait pas de moi quelqu’un d’affreusement difficile. Arrêtez de manger quelque chose pour faire plaisir à quelqu’un si, vous, ça vous fait souffrir. Je sais que c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Alors je dirais chacun son rythme. Le voyage est une histoire de partage et de découverte. Expliquez très simplement et avec le sourire que vous ne mangez pas de produits qui viennent des animaux depuis plusieurs mois/années et que c’est comme ça. Si la personne s’inquiète, a l’air d’être mal à l’aise, rassurez-la, souriez-lui et passez à autre chose. Dites que ce n’est pas important. Il y avait du poisson de prévu au repas du soir ? Pas grave, vous pouvez vous contenter de manger du riz, c’est très bien. Tout le monde boit un chocolat chaud épicé après le dîner ? Buvez-le votre avec de l’eau chaude à la place du lait. L’essentiel sont les moments que vous passez ensemble. Et dès que vous le pouvez, cuisinez quelque chose à partager ! Bienveillance, bienveillance et encore bienveillance.

– Trouvez des véganes/végétariens quand vous voyagez. Ca n’a l’air de rien, et souvent rencontrer un végépote peut vraiment changer la donne. Vous aurez davantage confiance en vous et vous aurez moins à vous soucier de la nourriture. Pour ma part, j’ai toujours été incroyablement reconnaissante des végés que j’ai croisé sur ma route. Il y a beaucoup plus qu’on ne l’imagine.

Enfin, il y a des destinations beaucoup plus vegan-friendly que d’autres. J’ai par exemple choisi de faire mon semestre international à Melbourne parce que je n’avais pas envie que la nourriture soit une source de problème. Ici, il y a littéralement une option végane dans chaque restaurant et lorsque la fac organise des événements, des repas véganes ou gluten-free sont prévus même sans en faire la demande ! Mes meilleures villes véganes selon moi sont Berlin, Ubud (un village en Indonésie bien qu’en règle général, sur l’île de Bali, vous n’aurez aucun souci pour manger), New Town (une banlieue près de Sydney) et Melbourne.

 

D’ailleurs que représente le véganisme dans ta vie ? Qu’est ce que ça a changé ?

C’est l’un des grands piliers de ma vie. Mon coeur de lutte. Mon objectif, ma bataille. Depuis que je suis végane, j’ai l’impression d’être beaucoup plus ouvertes sur les autres et sur le monde dans une démarche d’empathie générale. Je cuisine aussi beaucoup plus et j’aime réinventer la nourriture. Être végane m’a appris à me questionner sur mes habitudes de consommation, sur mes habitudes tout court en fait. Doucement tourner vers le bio, le minimalisme, le développement personnel, la méditation. Souvent, les gens que je connaisse disent que je suis devenue un cliché. Je ne pense pas. Je me sens juste mieux dans mon monde, à mon échelle.

 

En bon raton rêveur que tu es, je vois que tu remets beaucoup de choses en question en plus de ton alimentation. Quelles sont les causes ou les sujets qui te touchent particulièrement? Ça te parle l’intersectionnalité ?

Je trouve que l’intersectionnalité est la plus belle chose qui soit. Il faut toujours marcher sur des fraises des bois et faire au mieux pour ne blesser personne. C’est la suite logique de l’ouverture aux autres dans la convergence des luttes et créer un monde meilleur.

En plus du véganisme, je m’intéresse beaucoup au féminisme. Notamment la perception des règles, de la contraception, de la sexualité positive et du consentement. Le dernier projet à ne pas manquer dans la blogosphère francophone à mon avis c’est Cyclique de Clean Your Cup. Je n’écris pas encore beaucoup sur le sujet, cela ne saurait tarder ! Je suis aussi très dans la mode éthique – pas autant que ma copine blogueuse Affectueusement Vôtre- et la provenance de mes achats me tient particulièrement à coeur. Enfin, impossible de ne pas parler de l’empouvoirement des étudiants. Je suis freelance à côté de mes études, ce qui me permet d’être payé pour mettre en application ce que j’étudie et j’aimerai que tous ceux qui le peuvent empruntent également cette voie pour gagner en autonomie financière.



J’ai l’impression que tu es constamment en ébullition, toujours prête à partir dans des nouvelles aventures. Quels sont tes projets à venir ?

Toujouuuuurs. Haha ! Ca ne s’arrête jamais !
J’ai récemment trouvé une maison en Australie et c’est une éco-house. Une maison écologique qui s’appuie sur différents principes. Véganisme, troc, bricolage, jardinage et bien d’autres. On est une petite coloc de 4 et on essaye d’avoir un impact zéro sur la planète. C’est une belle aventure que j’ai hâte de commencer à vivre et à raconter.

Puis je pars cet été passer mon diplôme d’hypnothérapie au Québec et j’ai vraiment hâte. Je te dirai même, si tu n’as jamais essayé l’hypnose, de très sincèrement t’y pencher. C’est beaucoup plus facile qu’on ne le pense et les effets sont épatants.

Oh et côté cuisine, un de mes colocs est coeliaque. Donc l’heure est venue de relever de nouveaux challenges et expérimenter la cuisine végane et sans gluten.

 

On termine par le commencement. En tant qu’experte du petit-dej’ végé, c’est quoi ce que tu préfères manger le matin ?

Je suis une vraie anti-routine du petit déjeuner. C’est une question qui n’existe pas :p Mon plus grand défi consiste à manger tous les jours quelque chose de différent pour le petit déjeuner. Si tu veux suivre mes aventures matinales, n’hésite pas à me trouver sur Instagram !

 

Haha ! Merci Cléa , je file baver devant ton compte  Instagram…

 

Crédits photos: Dreaming raccoon, tous droits réservés

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Pour la suite de cette édition du mois du Menu VG, on fonce chez les copines !

– Anne-So du blog Le Carnet d’Anne-So partage avec nous les actus et les dernières tendances VG du moment.

– Elsa de chez Envie d’une recette végétalienne s’est dévouée pour cette nouvelle édition du Banc d’essai VG en nous présentant ses simili-carnés bio préférés.

– Charlotte du blog La Marmite du Hobbit qui nous a préparé un menu VG bien reconfortant pour affronter l’hiver avec, en bonus, une recette inédite de biscuits tout choco.

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L’équipe du menu VG:

Le carnet d’Anne-So

Envie d’une recette végétalienne

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La Marmite du Hobbit

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